| Plaidoyer pour la consolance de Jeanine Barbé
 Consolance : néologisme inventé pour désigner la qualité unique de celui/celle qui offre présence, réconfort, apaisement, et portance.
Le bébé : Perceptions, sensations, interactions… Pour le nouveau-né, sa mère est tout ! Il vient de passer de longs mois au sein de sa mère. Dans la matrice, un écrin sur mesure, une étreinte permanente et continue, une bulle de chair et de sang, vivante et vibrante où tout n’était que sensations. Ce cocon souple bougeait au gré des flux hormonaux de sa mère qui le portait en elle, une folle ambiance quoi ! A sa naissance, cela ne fait aucun doute, le bébé est un véritable « pro » des sensations !
Dans sa sagesse, ma grand-maman savait déjà que les bébés n’arrivent pas au monde comme une page blanche... Je me revois enfant l'accompagner, rendant visite à une jeune maman de son voisinage. Nous sommes très attendues…parce que le bébé pleure beaucoup, et que grand-maman connaît les plantes médicinales qui font des miracles ! Nous arrivons le panier chargé de « bihembo » (les victuailles et les présents pour accueillir le nouveau-né et materner sa mère), je me rue sur le bébé que j’ai très envie de prendre dans les bras mais sa mère le tend à grand-maman…il pleure…elle replace tendrement dans les bras de sa mère et me cède sa place…tout près de la jeune maman et de son bébé déjà au sein. Miracle, il cesse de pleurer et tète. D’une voix enjouée, grand-maman dit «quel beau bébé tu nous a fait !». Le reste du temps de cette visite va se passer joyeusement entre récit de naissance entrecoupé de gorgées de bouillie de sorgho (réputée galactogène) et des « hum hum hum » de grand-maman. Tout a l’air si simple…. La mère de la jeune maman demande quand même les remèdes. Elle reçoit une vague réponse du genre « regarde dans le panier », entre temps, le bébé s’est endormi mais voilà qu’une blague fuse, tout le monde éclate de rire et je crois entrevoir un sourire du bébé… non non, je ne rêve pas et je le dis tout haut « regardez il sourit ! ». Je ne doute à présent pas que les nouveaux-nés « sourient pour de vrai » et pas qu’aux anges !!!
Aujourd’hui, la science (les neurosciences, la psychologie pré- et périnatale en particulier) nous a appris l’impact exponentiel des réponses reçues dans les premiers mois de vie, impact pourtant stocké dans chacune de nos cellules. Peter Fonagy décrit les neurones comme « des organes sociaux » en eux-mêmes. Wolke va même jusqu’à remettre en question l’idée même d’ « enfant difficile » attribuant cet adjectif à la seule perception des parents. Plusieurs chercheurs soutiennent que même le nourrisson le plus sensible et le plus en détresse se portera très bien si ses parents s’adaptent à ses exigences et y répondent.
Stress, séparation précoce et portance. L’enfant (et a fortiori le bébé) qui pleure a sûrement besoin de quelque chose et toujours besoin de quelqu’un ! De plus, l’adéquation de nos réponses à la détresse d’un bébé va directement affecter son système nerveux, soutenant ou au contraire fragilisant la construction de son propre système de régulation du stress. Ce processus interactif de construction du système de régulation du stress se produit dès la conception. De nombreuses observations in vivo sur les fœtus ainsi que des comptes-rendus de thérapies corroborent ce fait. Ainsi des taux élevés de cortisol (hormone du stress) chez le nouveau-né ont été clairement mis en relation avec l’alcoolisation de la mère, la prise de certaines substances, le tabagisme, un choc émotionnel ou l’utilisation de forceps à la naissance. Il existe probablement des bébés dont l’équipement sensoriel est plus fragile pour des raisons génétiques, des bébés qui deviendront peut-être des enfants plus réactifs que d’autres à certains stimuli tels que le son, la lumière, la texture des vêtements, le mouvement etc.… Peu importe toutefois que la réactivité de votre enfant à son environnement soit dû à des raisons génétiques ou pas (par exemple les conditions de la grossesse ou de la naissance), si votre enfant vous semble plus « réactif ou sensible » à l’environnement, c’est pour cet enfant-là que l’adéquation des réponses à ses demandes va avoir un impact énorme sur la construction progressive de son système de régulation du stress.
Il est important pour les adultes que nous sommes d’avoir une idée concrète de ce qu’est le stress pour un bébé. Ce n’est pas cette espèce de tension nerveuse qui nous envahit lorsque nous sommes dépassés par une situation, tension qui peut s’avérer stimulante pour certains adultes mais le plus souvent oppressante rappelons-le ! Les ressources d’un petit sont tellement limitées qu’un simple éloignement de sa mère, et cette sensation de béance autour de lui (en lieu et place de l’écrin de chair dans lequel il a évolué) est clairement pour lui un danger de mort, de même que quelques secondes d’attente pour être nourri (le nouveau-né)… Le stress est un traumatisme, une atteinte directe à la vitalité du bébé et du jeune enfant de la même façon qu’adulte nous ne pourrions survivre sans eau pendant plus de quelques jours ! De nombreuses études s’accordent aujourd’hui à désigner la séparation d’avec la mère (ou toute autre figure d’attachement principal) comme l’expérience la plus stressante pour les enfants de moins de trois ans. C’est un schéma relevé chez tous les mammifères allaités. Andrea Dettling va plus loin dans ses travaux auprès des enfants en crèche et suggère que c’est l’absence de cette répondance* continue qui est le marqueur de stress chez les petits qu’elle a observé. Ce stress qui les met dans un état d’hyper vigilance quasi permanent et mobilise le peu de ressources intérieures dont ils disposent, exactement comme face à un danger de mort.
Il n’y a pas d’autre façon humaine d’accompagner un jeune enfant qu’en étant connecté à ses demandes et en y répondant dans les plus brefs délais (et ce d’autant plus qu’il est jeune). C’est une portance à la fois physique et psychique. Le contact physique intime (allaitement, portage, sommeil partagé) étant pourvoyeur aussi de portance psychique. Pour schématiser l’importance de cette portance sur la régulation du stress des bébés et des jeunes enfants, Sue Gerhard utilise une image que j’ai trouvée très parlante. Les jeunes enfants jusqu’à environ trois ans vont vivre une période phénoménale de construction de leur système de régulation du stress. S’ils reçoivent les réponses adéquates à leurs demandes et à leurs pleurs, ils vont fabriquer de plus en plus de capteurs de cortisol (l’hormone) et devenir à même de réguler eux-mêmes peu à peu leur stress. Sinon, le peu de capteurs dont ils disposent vont sauter (particulièrement lorsqu’ils pleurent longtemps sans apaisement), et leur vulnérabilité au stress peut s’accroître avec le temps, les conduisant à mettre en place des stratégies d’évitement (le sommeil, l’hyper docilité en sont) ou de l’agressivité ppour faire face à cet environnement *hostile*, voire des maladies. Sapolsky qui a travaillé des dizaines d’années avec les primates en liberté établit schématiquement que plus le stock social est élevé plus le taux de cortisol est bas.
Ma petite expérience entre croyances erronées et tâtonnements fructueux. Dans la plupart des familles occidentales (nucléaires voire monoparentales), la dépendance des enfants à la mère est extrême.
La mère est, dans la plupart des cas, la principale source de protection, d’amour et de soins. La vie de la famille gravite autour d’elle, elle porte presque *tout*, les plus petits en particulier... C’est d’elle, de son état d’esprit (son humeur), de la perception qu’elle a des demandes de son enfant, dont va dépendre le climat émotionnel dans lequel baigne son petit : un cocon douillet ou un univers peu accueillant voire carrément hostile dans les pires moments !
Plus l’enfant est jeune et dépendant, plus cette « ambiance » est ressentie et vécue très intensément…
Je me revois en hiver 2001, mon nourrisson pleurant sans discontinuer dans les bras le soir, et moi paniquée appelant les urgences pour m’entendre répondre « ce sont les coliques du nourrisson, il n’y a rien à faire vers trois mois, ça devrait s’arranger ! ». Plus il pleurait, plus j’étais stressée, plus il était stressé…
En bonne lectrice, je surfe, je bouquine et tombe sur le « Aware baby » de Solter que je referme bien vite ! J’en suis convaincue : la nature m’a doté de seins qui ne sont ni transparents ni gradués pour une bonne raison, je n’ai pas à rationner le sein à mon bébé, en aucun cas, d’aucune façon !!! Mon petit Louis tétait continuellement le jour…continuellement ! Et non, ça ne me faisait pas du tout « oui » de l’écouter pleurer sans le bercer ni l’allaiter! Non trois fois NON ! Encore aujourd’hui, le lait de mes seins nourrit l’âme de mon petit de quatre ans et demi déjà ! Mes bras portent encore ses presque 20kgs de muscles… tout comme mes seins, tout mon corps s’est adapté à ses besoins et je suis loin d’être une femme d’exception !
Au pire des pleurs le soir, nous prenions un bain ensemble, je le gardais contre moi dans un énorme peignoir, peau contre peau, je le berçais, nous marchions dans la pénombre et il s’endormait ainsi… Il a d’ailleurs passé sa première semaine de vie dans mon pyjama, à même la peau, j’avais le sentiment que c’était le minimum de contact nécessaire après la césarienne ! Les premiers soirs j’ai bien tenté de lui glisser une couche sous les fesses pour entendre « ouinnnnnnnnnnnnn !» c’était reparti ! Je n’ai pas ré-essayé souvent… et nous avons pris l’habitude de nous endormir ainsi… ou il s’endormait « clipsé » dans le cou de son papa, imbriqué dans son coude, autant de postures peu orthodoxes mais drôlement apaisantes pour notre bébé ! C’est là que nous avons ensemble expérimenté « en live » le pouvoir magique de l’amour, le pouvoir de dissoudre et transformer les tensions, celles de la mère et de son bébé en même temps ! Marc rentrait de sa journée de travail exténué, jetait un coup d’œil ravi à Louis frétillant déjà d’entendre les clés dans la porte…. A même pas deux semaines de vie, je vois encore Louis dresser sa nuque et pédaler frénétiquement… son corps tout entier était joie. Exactement de la même façon qu’il pouvait devenir «coliques »…Ces deux-là avaient de vraies conversations d’amour et je me suis surprise à penser que là toute de suite, j’aurais bien un deuxième bébé… dix minutes après avoir frôlé le désespoir face à des pleurs me semblait-il « inconsolables ». Toute personne qui a porté un petit bébé et l’a senti s’abandonner dans ses bras a senti cette espèce d’amour contagieux se propager dans son corps.
Je peux à présent soutenir que lorsque mon bébé pleurait il y avait toujours de quoi faire, entre les bercements, le bain, les chansons, les tétées, le visionnage de film le ventre du bébé contre les genoux, il y avait toujours de quoi faire !!! J’ai découvert bien tardivement que la vie sans couches était possible ! Je soupçonne très sérieusement que les couches ont été le cauchemar de la vie de bébé de Louis… et à dix-huit mois, elles étaient sa cause numéro un de colère ! Bien assez tôt, il s’en est passé…et il nous a montré avec détermination que sa demande n’était pas farfelue !
Revenons à l’époque nourrisson que j’évoquais… J’ai aussi pleuré avec mon bébé. Je garde en mémoire un soir vers ses deux mois où quelque chose en moi s’est produit, comme un déclic : mon bébé pleurait pour moi, il pleurait MON angoisse de séparation, une angoisse qui me taraudait déjà car j’avais prévu de le confier à une adorable nounou et reprendre mon travail à la fin du bien bref congé maternité ! Cette nuit-là j’ai senti, j’ai su clairement où était ma place. Je ne retournerais pas travailler « pour mon bébé », mais bien parce que c’était là ma place, je le sentais de toutes mes tripes !
Mon amie Fabienne a utilisé avec justesse ce mot « haut-parleur ». Je l’ai vécu cela, le bébé haut-parleur de sa mère !
Je me rends compte aujourd’hui à quel point les croyances erronées sur la nature du bébé nous coûtent cher en termes de qualité de vie. Je ne crois pas être la seule maman absolument torturée à la perspective d’abandonner (c’est bien le mot) son nouveau-né. Les bébés et les jeunes enfants ont faim et soif de présence répondante ! Ils hurlent à cela… les nourrissons en nous aussi peut-être….
Ces idées d’interconnexions et d’interdépendance ne sont ni répandues ni populaires à l’inverse des déterminismes biologiques qui font dire à certains « c’est sa nature, il est colérique » ou « les bébés ça hurle, ça pleure, ça a des coliques ! ». Ou pire encore des « théories à "deux francs six sous" qui y vont de leur « Séparez-vous !»
Ces sornettes seraient risibles si elles n’avaient pas les conséquences dévastatrices que je déplore tous les jours!!!
Les croyances erronées au sujet de la nature des bébés et des enfants (une nature faite de dépendance et d’interdépendance) suggèrent à tort qu’il n’y aurait qu’une attitude viable : le contrôle via diverses méthodes plus ou moins ouvertement maltraitantes telles que les coups, la médicamentation, l’indifférence de façade aux pleurs, le « réglage des bébés » bref toujours plus de distance !
Nous évoluons dans une culture qui a dressé le bébé et les enfants en général en petites choses à accommoder, et qui ne peuvent être « commodes » sans un minimum de « gestion » et de "technique" !
Or, vous l’avez sans doute déjà expérimenté, il est totalement illusoire de concevoir nos existences (parents, enfants, univers ?) comme séparées. J’ai trouvé beaucoup d’auto soutien dans la connexion à mon petit, être connectée à ce que vivait mon bébé m’a tant aidée à être en contact avec moi-même !
Les jours « sans » Vous vous sentez vidé(e), submergé(e) par l’infinie étendue des demandes de votre tout-petit …peut-être même avez-vous plusieurs jeunes enfants !
L’envie de faire mal à son enfant et de rendre son tablier est bien plus fréquente que vous ne l’imaginez ! Des études rapportent qu’environ une mère sur dix secoue son bébé lors de ces pics de stress où les pleurs du bébé sont insupportables aux parents ou le plus souvent, à la mère seule !
Envoyez des SOS sans tarder : un coup de fil, un email sur votre liste de discussion préférée, un débarquement en urgence dans un lieu plus accueillant. Surtout annoncez la couleur en une phrase « je suis à bout, j’ai besoin d’aide ».
En dehors de ces moments de crise aiguë, cela vous sera peut-être utile de répertorier quelques trucs apaisants : ballade au grand air, massages (des pieds ça peut se faire tout seul), huiles essentielles, fleurs de Bach, bain, musique, en-cas, journal intime, méditation etc.… La marche au grand air et l’écriture font partie de mon quotidien.
Plusieurs de mes amies m’ont rapporté également les effets miraculeux d’une visite chez l’ostéopathe, d’une session de chant ou du yoga ! J’ai personnellement apprécié la détente profonde des massages shiatsu. Je m’étais organisée avec une amie et nous portions nos bébés à tour de rôle pendant les massages. Vous allez peut-être ressentir le besoin d’entamer une psychothérapie et/ou de vous impliquer davantage dans la vie associative !
Essayez tout ce qui vous fait « oui » et qui vous semble « jouable » mais surtout ne vous terrez pas, et une bonne fois pour toute, oubliez le mythe de l’indépendance !
La compassion ne se force pas, nul ne peut vous obliger à cette proximité de cœur. Votre capacité à « vous prendre le pouls » et à vous laisser traverser (voire bousculer) par toutes ces émotions et sensations jusqu’alors inconnues sera un précieux joker ! Il suffit parfois de commencer pour y prendre goût…
Votre réseau est indispensable, mais ça je crois que vous le savez déjà, il n’y a rien de pire que l’isolement ! Le partage de notre humanité est si riche….
En guise de conclusion : Répondance* et Responsabilité Ni les rires, ni les sourires, ni les pleurs ne s'écrivent, j’ai seulement tenté en quelques lignes de partager avec vous sur ce sujet infini et sensible qu’est la consolance !
C’est, me semble-t-il, à la fois une responsabilité individuelle et collective.
Les scientifiques qui nous démontrent l’importance capitale des liens précoces n’ont pas réinventé la roue… Pour mettre en place cette société dans laquelle les bébés et les jeunes enfants reçoivent cette disponibilité émotionnelle et les réponses individuelles dont ils ont si cruellement besoin, il nous faudra complètement revoir nos modes de vie afin que les relations humaines soient ce qu’elles doivent être : l’essentiel de la vie d’un être humain !
L’abandon des jeunes enfants et la dévalorisation de la fonction parentale (dont l’isolement des parents n’est que la partie visible de l’iceberg) sont des maux jumeaux. Aucun « temps de qualité » ou « temps spécial » ne pourra jamais se substituer à l’indispensable long bain de mère des premières années : tiédeur du peau à peau, flot continu du lait, bercements…continuité !
Petits et grands nous avons fondamentalement besoin d’échanges, d’interactions chaleureuses et variées !!
Mais nous pouvons individuellement mettre en marche un processus lorsque nous mettons notre sensibilité au service de nos enfants, de nos amis, des êtres vivants autour de vous…Chacun de nos gestes participe à ce processus d’ouverture de nos portes intérieures (que nos enfants frappent parfois en pleurant) et d’humanisation, de la même façon que j’ai vu ma grand-maman apaiser un bébé sans le toucher !!!
J’emprunte à Jean Liedloff cette conclusion que je vous laisse méditer : « je crois sincèrement qu’à partir du moment où une maman sert le continuum de son bébé (et donc aussi le sien), son instinct déstabilisé par sa culture se réaffirmera et retrouvera ses motivations naturelles. Elle ne voudra pas déposer son bébé. Ses pleurs parleront à son cœur, non bafoué par une quelconque école de pensée à propos de l’éducation des enfants. Si dès le départ elle adopte les gestes corrects, je suis persuadée que son instinct ancien ressurgira, car le continuum est une force puissante qui essaie sans cesse de se faire entendre. La plénitude que ressentira la maman en agissant en accord avec sa nature contribuera à rétablir son propre continuum, bien plus que la théorie qu’elle a pu trouver dans le présent livre ».
Le vœu que je formule en écrivant cet article, est que les adultes que nous sommes ne fassent pas taire en eux la voix du continuum qui vrombit, l’appel à la consolance et à la répondance* inscrite dans notre nature.
Gratitude Mon infinie gratitude va à mon premier cercle de « consolants » : mes grands-mères, mes parents, mes tantes, oncles, bref ma galaxie parentale !
A Louis et à tous les enfants que j’ai portés de me montrer tous les jours à quel point la consolance est magique et puissantifiante**.
A tous mes amis qui la font grandir de leur amour et qui m’ont appris que donner c’est recevoir ! Ce cercle vertueux me porte, porte mon petit Louis ! Cette portance collective n’a pas de prix !
Non merci au Dr Ferber, au duo Challamel-Thirion pour ne citer que ceux-là parmi les myriades d’autres « experts » passés maître dans l’art de faire du bébé ou de l’enfant notre ennemi, un tyran à « mâter à tout prix » ou une chose à « gérer » selon des techniques plus ou moins cruelles et intenables humainement parlant !
Merci à Jean Liedloff dont « le concept du continuum » a été le premier ouvrage dans lequel j’ai trouvé ce que de tout mon être je savais, et dont je commençais à douter : « mon bébé est dans mon continuum ».
*Répondance : qualité de celui qui répond. « Responsiveness » en américain. **puissantifiant : qualité de ce qui apporte le sentiment de force et de puissance. « Empowering » en américain.
Quelques références: « La peau et le toucher » Ashley Montagu «Welcoming Consciousness: Supporting Babies’ Wholeness from the Beginning of Life» Wendy Anne McCarty « Why love matters », Sue Gerhardt « Les instincts maternels » Sarah Blaffer Hrdy « Understanding your crying baby: why babies cry, how parents feel, what you can do about it», Sheila Kitzinger « Le concept du continuum », Jean Liedloff « L’instinct maternel apprivoisé », Monique Morin et Nicole Marinier «Monkeyluv», et «A primate's memoir»,Robert M. Sapolsky « What babies want » un film de Debby Takikawa
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